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France Insights

Suivi du parcours des jeunes volontaires du Service Civique

Emmanuel Rivière

Directeur France

Société 19.01.2017 / 09:00

service-civique

Étude Kantar Public réalisée pour l'Agence du Service Civique.

A la demande de l'Agence du Service Civique, Kantar Public a interrogé d'anciens volontaires afin de connaître leur opinion sur le Service Civique et le bilan qu'ils tirent de leur mission. 2076 volontaires ont été interrogés par Internet du 28 novembre au 7 décembre 2016, soit 4 à 8 mois après la fin de leur mission. Une enquête similaire avait été réalisée par Kantar TNS (ex-TNS Sofres) en 2013 pour l'Agence du Service Civique auprès de 893 anciens volontaires ayant achevé leur mission 4 à 8 mois auparavant. Le cas échéant les évolutions indiquées dans la note font référence à cette enquête.

Des anciens volontaires très satisfaits de leur expérience de Service Civique

Les anciens volontaires tirent un bilan très positif de leur expérience de Service Civique. 4 à 8 mois après la fin de leur mission, 91% s'en disent satisfaits dont 47% qui sont même très satisfaits. Très élevé, ce niveau de satisfaction est en légère progression par rapport à l'enquête menée dans les mêmes conditions il y a 3 ans (+2 pts). Un point d'autant plus positif dans un contexte où le nombre de jeunes engagés est bien plus élevé qu'en 2013. Cela atteste de la capacité du Service Civique à satisfaire une très large partie de ses volontaires tout en prenant en charge de plus en plus de jeunes.

Les anciens volontaires ne regrettent donc pas leur choix puisque 93% estiment que réaliser cette mission était une bonne idée – dont 59% qui pensent même qu'il s'agissait d'une très bonne idée. Fort logiquement la recommandation du Service Civique est très élevée : 94% des répondants le conseilleraient à d'autres jeunes (dont 60% qui le feraient certainement).

Les plus jeunes (âgés de 16 à 20 ans) se montrent systématiquement plus positifs que l'ensemble des jeunes interrogés.

De fait, le Service Civique a répondu aux principales attentes exprimées par les volontaires, que ce soit en termes d'acquisition d'expériences professionnelles ou de sentiment d'utilité sociale.

A cet égard les motivations à réaliser un Service Civique sont multiples et un peu plus diversifiées qu'il y a 3 ans.

La première motivation exprimée par les anciens volontaires reste toutefois la même : l'acquisition d'une expérience utile dans leur parcours professionnel, citée par 55%. Pour un quart d'entre eux le Service Civique était avant tout un moyen de gagner de l'argent et pour 22% un moyen d'y voir plus clair sur ce qu'ils veulent faire plus tard (deux raisons qui progressent par rapport à il y a 3 ans). Si être utile à la société est une motivation évoquée par 23% (et particulièrement les plus âgés), elle est en recul par rapport à 2013 où elle était la 2e raison citée.

Quelle qu'ait été leur principale motivation à faire un Service Civique, la quasi-totalité des volontaires ont le sentiment que leur mission leur a permis de l'accomplir.

service civique

Très satisfaits de leur mission et de l'expérience qu'ils ont vécue, les volontaires se montrent comme il y a 3 ans un peu moins positifs concernant le Service Civique dans son ensemble, même si on observe un certain nombre d'améliorations.

  • Les missions proposées continuent de constituer le point fort du Service Civique : les anciens volontaires donnent une note de 7,2 /10 sur cet aspect. De même la recherche d'une mission est globalement bien perçue avec une note de 6,9 (plus d'un tiers des répondants donne toutefois une note égale ou inférieure à 6).
  • L'organisation générale du Service Civique, 6,1 (-0,2) et l'information des volontaires, 5,8 (=) continuent de susciter une satisfaction tout juste correcte.
  • Signe encourageant, les jugements sur l'image du Service Civique dans la société (qui constituait un point faible important il y a 3 ans) progressent fortement : avec une note de 5,9 / 10, on observe une amélioration de +0,8 pt.
  • Les jugements sur l'indemnisation progressent également même si la note reste très faible, 4,6 (+0,5).

Au global les anciens volontaires portent toutefois un regard très positif sur l'impact du Service Civique, que ce soit sur eux-mêmes, avec une certaine valorisation de soi, ou sur la société dans son ensemble, avec un sentiment d'engagement et d'utilité pour les autres.

  • Pour 93% d'entre eux, le Service Civique est un bon moyen de rencontrer des personnes d'horizons différents (dont 58% « tout à fait »), de s'engager pour les autres (88%), de développer de nouvelles façons d'être utile dans la société (86%) ou encore d'améliorer l'image des jeunes dans la société (83%).

Le Service Civique : un moyen d'être utile aux autres et de mettre en pratique des valeurs importantes aux yeux des volontaires

Si le fait d'être utile aux autres n'était une motivation principale à faire un service Civique que pour une minorité de volontaires (22%), la quasi-totalité des jeunes interrogés (89%) estiment que leur mission de Service Civique leur a permis de faire quelque chose d'utile pour les autres ou pour la société. Un avis particulièrement partagé par les plus jeunes et ceux qui ont réalisé leur mission dans le domaine « Solidarité ».

A cet égard, les anciens volontaires ont presque tous le sentiment d'avoir pu mettre en pratique pendant leurs missions de nombreuses valeurs civiques et citoyennes, particulièrement la tolérance (93%), la bienveillance (93%), la solidarité (90%) ou l'engagement (90%).

Ce sentiment d'être utile aux autres apparaît comme structurant chez de nombreux anciens volontaires. Pour 46% d'entre eux, être utile aux autres est quelque chose d'essentiel et pour 44% très important, des proportions proches de celles observées en 2013.

Les jeunes interrogés sont d'ailleurs largement engagés et ce même avant leur Service Civique : 42% étaient en effet déjà adhérents à une association avant leur mission (dont 25% étaient des membres actifs), cette part progresse – mais faiblement – après le Service Civique (47%).

Parallèlement, la moitié des répondants estiment que depuis leur Service Civique ils ont davantage le sentiment qu'avant de pouvoir à leur niveau contribuer à ce que les choses bougent que ce soit là où ils habitent (54%) ou en France (48%).

Une proportion similaire considère comme plus important qu'avant leur service Civique le fait de rendre service à des proches (58% dont 25% beaucoup plus important) ou de respecter les règles de la vie en société (57% dont 27% beaucoup plus important). Le Service Civique permet ainsi de dispenser aux jeunes volontaires une formation à la fois civique et citoyenne.

Une part importante des volontaires sont plus ouverts à la société après leur Service Civique

56% des anciens volontaires déclarent également qu'ils considèrent désormais comme plus important de se tenir au courant de l'actualité. Un avis surtout partagé par les plus jeunes ou les moins diplômés.

Un chiffre à mettre en regard avec le fait que pour 70% des jeunes le Service Civique leur a permis de mieux comprendre la société. Ces missions d'intérêt général permettent ainsi aux jeunes volontaires de s'ouvrir davantage à la société et à la mixité sociale. Pour rappel, 93% des anciens volontaires déclarent que le Service Civique est un bon moyen de rencontrer des personnes d'horizons et de profils différents, et 7 anciens volontaires sur 10 déclarent que c'est un bon moyen de lutter contre certains phénomènes d'aujourd'hui comme l'extrémismes ou les violences.

  • Parallèlement, un peu plus de la moitié des répondants (56%) accordent plus d'importance au fait de se tenir au courant de l'actualité qu'avant leur Service Civique (dont 23% beaucoup plus).

S'agissant du vote, une majorité des volontaires (81%) étaient déjà inscrits sur les listes électorales avant leur Service Civique et 53% disent qu'ils votaient à chaque fois.

Toutefois chez les moins impliqués, le Service Civique semble avoir eu un impact de ce point de vue :

  • 57% de ceux qui n'étaient pas inscrits sur les listes électorales avant leur mission déclarent l'avoir fait depuis ou avoir l'intention de le faire.
  • 50% de ceux qui étaient inscrits sur les listes mais ne votaient jamais ont l'intention de voter aux prochains scrutins.

Un impact sur le parcours professionnel largement perçu comme positif

Pour la grande majorité des anciens volontaires, leur mission de Service Civique a eu un impact positif sur leurs perspectives professionnelles.

Pour plus de 80% d'entre eux elle leur a en effet permis de découvrir un nouvel environnement professionnel et d'acquérir de nouvelles compétences professionnelles qui pourront leur être utiles pour leur avenir. Pour 62% elle leur a aussi permis de développer leur réseau professionnel.

Par ailleurs pour les deux-tiers d'entre eux (et particulièrement les moins diplômés) le Service Civique leur a permis d'avoir une idée plus précise de ce qu'ils veulent faire plus tard.

50% des anciens volontaires estiment à cet égard que leur Service Civique les a ou va les aider à trouver un emploi. Les plus âgés sont un peu plus positifs (55%) tout comme ceux qui travaillent qui sont 58% à estimer que le Service Civique les a aider dans leur recherche d'emploi (dont 33% tout à fait). Si les jeunes sans activité plusieurs mois après leur Service Civique sont évidemment plus négatifs, un tiers d'entre eux pensent toutefois que leur mission va les aider dans leur recherche.

Trois principales raisons sont évoquées par ceux qui pensent que le Service Civique est une aide dans la recherche d'emploi : le développement des compétences (cités par 73%, +1), la première expérience valorisable auprès d'un employeur (60%, -2) et la confiance en soi (55%, +2). 51% citent également le fait que le Service Civique est quelque chose de positif pour les employeurs, en forte progression par rapport à il y a 3 ans (+13 pts), autre signe encourageant quant à la visibilité perçue du dispositif dans la société. A ce titre, la part de ceux qui dans la recherche d'emploi ont valorisé cette expérience progresse nettement par rapport à il y a 3 ans : 90% l'ont indiquée dans leur CV (+10) et 76% (+12) lors des entretiens avec les employeurs.

La moitié de ceux qui pensent que le Service Civique ne va pas ou ne les a pas aidés à rechercher un emploi citent principalement le fait qu'ils recherchent un travail dans un secteur différent (50%, +7, première raison invoquée). En revanche la part de ceux qui évoquent l'insuffisante notoriété du Service Civique chez les employeurs recule fortement (33%, -14). 34% citent par ailleurs le fait qu'ils n'ont pas été préparés à la recherche d'emploi pendant leur Service Civique.

Une majorité des anciens volontaires (56%) estiment effectivement ne pas avoir été accompagnés ou conseillés pendant leur mission pour préparer l'après Service Civique. Un avis partagé par 66% des jeunes sans activité au moment où ils ont été interrogés.

22% des volontaires interrogés quatre à huit mois après leur Service Civique sont sans activité, soit une proportion assez proche de celle observée avant le Service Civique (24%). 29% travaillent en légère progression par rapport à la situation avant (24%). L'analyse des différences de situations avant ou après révèle au global une certaine stabilité des situations :

service civique

Toutefois quand on regarde les évolutions individuelles, on observe que sur 100 volontaires qui étaient sans activité avant leur Service Civique, seuls 36 sont dans la même situation après. 20 ont en effet repris des études ou une formation, 5 sont en stage et 30 ont trouvé un emploi.

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Au-delà des perceptions, le Service Civique semble donc bien avoir un impact positif sur les parcours d'un nombre conséquent de volontaires.


Infographie de l'étude

Infographie service civique

Source : Kantar Public

Notes de la rédaction

A la demande de l'Agence du Service Civique, Kantar TNS a interrogé d'anciens volontaires afin de connaître leur opinion sur le Service Civique et le bilan qu'ils tirent de leur mission.

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